mardi, juillet 27, 2010

LE MÉDECIN MALGRÉ LUI

COMÉDIE de Molière, mise en scène de Michel Jeffrault, Claire Boyé, Caroline Burgues, pascal Gilbert, Etienne Giraud, Frédéric Marquez ou Laurent Mentec, Géraldine Sales, Boris Soulages ou Julien Sardaigne et Laurent Tarroux.

Cette pièce est jouée en trois actes en costumes. Le ton des dialogues est naturel ; ce choix de mise en scêne est plutôt judicieux pour redonner un peu de fraicheur à un texte qui n'est pas le meilleur de Molière.

C'est un spectacle adapté aux enfants pour la découverte d'un classique.

COMÉDIE SAINT-MICHEL
95 Bd Saint-Michel
75005 PARIS
M° RER B Luxembourg/Cluny-La Sorbonne
Jusqu'au 25/8: Mardi et Mercredi à 18h30, Dimanche à 15h00. Du 26/8 au 2/1: Mardi à 18h30 et Dimanche à 15h00. Places de 24 à 18€. Durée 1h10.

Le GRAND JOUR

COMÉDIE de Vincent Azé, mise en scène de Michèle Bernier et Morgan Spillemaecker, avec Vincent Azé, Émilie Caen, Maud Le Guenedal, Élisa Menez, Thomas Neitzer et Benjamin Zeitoun.

Un hôtel, un enterrement de vie de garçon, un enterrement de vie de jeune fille… Indécence, alcool et petits-fours, sex-toy et cacahuètes… Quand on s’aime à 30 ans, est-ce que l’on sera encore ensemble à 105 ?

Bien jouée et bien rythmée, cette pièce de 90 mn passe très vite. Ce n'est pas le spectacle de l'année mais cela se laisse voir. On passe un bon moment sans prise de tête.


THÉÂTRE DU SPLENDID SAINT-MARTIN
48 rue du Faubourg Saint-Martin
75010 PARIS
M° Strasbourg Saint-Denis
Tél: 01 42 08 21 93
Web: www.lesplendid.com/accueil.aspx

Mardi et Mercredi à 18h30, Dimanche à 15h00. Jusqu'au 28/8 : du Mardi au Samedi à 21h00 et Samedi à 17h00. A partir du 26/8 : Mardi à 18h30 et Dimanche à 15h00. Places de 30 à 19€.

samedi, juillet 17, 2010

Société Générale - secrets bancaires

De Jérôme Jessel et Patrick Mendelewitsch
Editions Flammarion

Est-il prudent de confier son argent à la Société Générale ? apparemment non et on découvre que l'absence de contrôle interne ne date pas de l'affaire Kerviel.

La Société Générale est une habituée des détournements de fonds dans ses filiales américaines pour l'essentiel et des pratiques frauduleuses (affaires des "sentiers 1 et 2" par exemple). Daniel Bouton avait sans doute de l'ambition pour sa banque mais avoir pour seul objectif de gagner de l'argent n'est pas suffisant pour être un grand banquier.

On constate également que les autorités de régulation sont très souvent déficientes et ne servent qu'à constater les dégâts.

Enfin, l'affaire Kerviel a permis à la Société Générale de gonfler discrêtement ses pertes avec d'autres affaires véreuses.

jeudi, juillet 15, 2010

La face cachée des banques

D'Eric Laurent
Editions Plon - 21 €

Aux Etats-Unis, les banquiers ont depuis des décennies pris le pouvoir en infiltrant les gouvernants démocrates et républicains. Leur lobbying est redoutablement efficace ; ils financent les campagnes électorales (ils avaient d'ailleurs choisi Obama comme vainqueur, et ainsi celui-ci a pu disposer de moyens jamais atteints) et ils se voient ensuite attribuer en retour les postes gouvernementaux les plus stratégiques pour défendre leurs intérêts particuliers.

Les produits et les mécanismes mis en place par les banques se font en dehors de tout contrôle des Etats ; l'objectif est de faire le maximum d'argent sans se préoccuper des conséquences pour le monde réel. Pourquoi se gêner puisque les bénéfices sont privatisés et les pertes à la charge des contribuables.

On apprend que les dernières décisions du G20 sont ineptes et n'amélieront rien, voire même donneront encore plus de liberté aux banques pour s'enrichir sans limite jusqu'à la prochaine crise. Les banquiers gagnent à tous les coups.

L'enquête d'Eric Laurent donne un éclairage effrayant du monde la banque et sur le cynisme des banquiers. Obama n'est pas épargné et on apprend que la gestion de la crise bancaire s'est faite au seul bénéfice de la mafia bancaire.

lundi, mai 31, 2010

Effondrement

de Jared Diamond
Editions Gallimard - poche Folio essais - 873 pages -11,90 €

Pourquoi certaines civilisations ont-elles disparu, pourquoi d'autres ont-elles survécu ?

Au travers d'exemples (Mayas, Ile de Pâques, peuples d'Océanie, Islandais, Vicking au Groenland,...), l'auteur explique les causes de la disparition de certaines sociétés qui n'ont pas su gérer leur environnement naturel parce qu'elles l'ont surexploité sans en mesurer les conséquences.

Par contre d'autres sociétés ont su réagir à temps avant que la destruction de leur environnement ne soit irréversible.

La question posée est de savoir si nous saurons agir à temps pour préserver notre planète, et donc à terme notre existence. L'auteur pense qu'il n'est pas trop tard si nous apprenons à tirer les leçons des expériences passées.

Ce livre est passionnant à tout point de vue : historique, ethnologique, politique, écologique, économique,...

dimanche, mai 23, 2010

Le quai de Ouistreham

De Florence Aubenas
Editions de l'Olivier - 19€

Florence Aubenas s'est immergée pendant six mois dans le sous-prolétariat des entreprises de nettoyage de la région de Caen en se faisant passer pour une demandeuse d'emploi en quête de CDD.

Ce récit est bouleversant car il décrit une France au bord du précipice social, celle des exclus, des perdants, du "fond du panier" dixit un agent du pôle emploi.

Les entreprise de nettoyage emploient une armée d'esclaves maintenus, par une suite de contrats en CDD, dans une situation de précarité ahurissante. Selon le dicton "il y a toujours plus malheureux que soi", on constate également que dans le mépris, le prolétariat est d'une cruauté sans bornes pour ce sous-prolétariat ; certaines situations décrites sont assez écoeurantes.

Ce livre est à l'honneur du journalisme. Un livre à conseiller à Mme Bruni Sarkosy.

L'arnaque - La finances au-dessus des lois et des règles

De Jean de Maillard
Editions Gallimard - collection Le Débat - 18,5€

Le côté technique pourrait rebuter certains, néanmoins l'auteur fait preuve de beaucoup de pédagogie pour expliquer les différents types de produits toxiques. Au-delà des explications sur les causes de la crise financière, Jean de Maillard rappelle que ces évènements ne sont que la suite logique de la dérégulation du système bancaire qui avait commencé sur Clinton.

Cet ouvrage décrit un système où personne n'est responsable à titre individuel mais qui a été perverti par le dévoiement de pratiques légales, l'appât du gain et surtout par l'absence totale de moralité des banquiers.

La banque Goldman Sachs apparait comme la banque la plus impliquée dans ces dérives, et sans doute avec la complicité tacite de l'administration américaine.

Sans la mise en place de mesures de sanctions et de contrôles dans les plus brefs délais, une crise de plus grande ampleur ne manquera de se produire de nouveau.

Julie Manet, la mémoire impressionniste

Musée Marmottan du 19 octobre 2021 au 20 mars 2022 Le musée Marmottan Monet organise la première exposition jamais consacrée à Julie Manet,...