jeudi, octobre 25, 2018

Eblouissante Venise !

Au Grand Palais


Héritière de longs siècles de domination sur la Méditerranée, la Venise du XVIIIe siècle a perdu de sa puissance politique et commerciale et de son influence. Cependant, la production des artistes reste de tout premier plan. Une grande énergie anime la vie sociale. Fêtes officielles, opéra, théâtre, réceptions somptueuses, divertissements variés ponctuent le quotidien et étonnent les étrangers de passage.

L'exposition parcoure les différents aspects de Venise au XVIIIe siècle : peinture, sculpture, musique, arts décoratifs et influence des artistes vénitiens à l'étranger. C'est une excellente introduction pour une visite de Venise.

Horaires
Lundi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche de 10h à 20h.
Mercredi de 10h à 22h. Fermeture hebdomadaire le mardi
Fermeture à 18h les 24 et 31 décembre 2018.


Tarifs 
Plein tarif : 14 €
Tarif réduit : 10 €
Tarif tribu (4 personnes dont 2 jeunes de 16-25 ans) : 38 €

Picasso, bleu et rose

Au Musée d'Orsay

Picasso. Bleu et rose
 

En 1900, à dix-huit ans passés, Pablo Ruiz, qui signe bientôt Picasso, a tout du jeune prodige.
Sa production se partage entre tableaux académiques, pour se justifier vis-à-vis de son père, professeur rêvant d'une carrière officielle pour son fils, et oeuvres plus personnelles, au contact de l'avant-garde barcelonaise.

C'est sa peinture de salon qui le conduit à Paris : désigné pour représenter son pays à la section espagnole des peintures de l'Exposition Universelle, il y présente une grande toile, Derniers moments, recouverte en 1903 par son chef-d’œuvre La Vie


S'ouvre alors une période de création intense ponctuée par les allers et retours de l'artiste entre l'Espagne et la capitale française. Entre 1900 et 1906, l'oeuvre de Picasso passe progressivement d'une riche palette colorée aux accents pré-fauves, qui doit tout autant au post-impressionnisme de Van Gogh qu'à Toulouse-Lautrec, aux quasi-monochromes de la "période bleue", puis aux tonalités roses de la "période des Saltimbanques", et aux variations ocres de Gósol.

Pour la première fois en France, cette exposition embrasse les périodes "bleue" et "rose" dans leur continuité plutôt que comme une succession d'épisodes cloisonnés. Elle se propose de mettre en évidence la première identité artistique de Picasso et certaines de ses obsessions, constantes de sa création.

"Les murailles les plus fortes s'ouvrent sur mon passage"

A son arrivée à la gare d'Orsay en octobre 1900, Picasso s'immerge dans une actualité artistique bouillonnante : il découvre les tableaux de David et Delacroix, mais aussi ceux d'Ingres, Daumier, Courbet, Manet et des impressionnistes.
Le jeune peintre partage avec les artistes de sa génération une profonde admiration pour Van Gogh, comme le prouve la transformation de sa peinture en taches de couleurs pures quelques mois après ce premier séjour parisien.

Les autoportraits présentés côte à côte dans cette salle sont révélateurs de la façon dont l'artiste assimile et digère les influences successives des "maîtres modernes" : à l'été 1901, son Autoportrait en haut-de-forme rend un ultime hommage à Toulouse-Lautrec, à la vie nocturne et aux cabarets ; dans Yo Picasso, il se présente en nouveau messie de l'art : élégant, arrogant, provoquant, il paie son tribut à Van Gogh. 

Sept mois plus tard, son Autoportrait bleu renvoie encore au peintre hollandais ; non plus par sa facture, mais par sa posture, celle d'un génie incompris affublé d'une barbe rousse. Sa confrontation avec l'autoportrait peint à son retour de Gósol en 1906 nous permet de mesurer le chemin parcouru par l'artiste en quelques années. Picasso y expérimente un nouveau langage, limitant sa palette à des accords de gris et de rose, et réduisant les traits de son visage à l'ovale d'un masque.

Cette exposition est une rare occasion de découvrir des œuvres iconiques peintes entre 1901 et 1906 venues de musées du monde entier (New York, Cleveland, Moscou,...).

Horaires

18 septembre 2018 - 6 janvier 2019

MIRO

Au Grand Palais


Réunissant près de 150 œuvres dont certaines inédites en France et couvrant 70 ans de création, cette rétrospective retrace l’évolution technique et stylistique de l’artiste.

Miró crée à partir de ses rêves et nous ouvre les portes de son univers poétique. 

Il transforme ainsi le monde avec une apparente simplicité de moyens, qu’il s’agisse d’un signe, d’une trace de doigt ou de celle de l’eau sur le papier, d’un trait apparemment fragile sur la toile, d’un trait sur la terre qu’il marie avec le feu, d’un objet insignifiant assemblé à un autre objet.

Miró fait surgir de ces rapprochements étonnants et de ces mariages insolites un univers constellés de métamorphoses poétiques qui vient réenchanter notre monde.

"Pour moi, un tableau doit être comme des étincelles. Il faut qu’il éblouisse comme la beauté d’une femme ou d’un poème".

Exposition difficile sans guide car la peinture de Miro est peu compréhensible sans les commentaires d'un professionnel ; l'interprétation des tableaux nécessite une connaissance très pointue de la peinture de Miro.

Horaires
Lundi, jeudi et dimanche de 10h à 20h
Mercredi, vendredi et samedi de 10h à 22h (fermeture à 18h les 3 et 11 octobre)
Fermeture hebdomadaire le mardi
Pendant les vacances de la Toussaint du samedi 20 octobre au samedi 3 novembre 2018 : ouverture tous les jours sauf le mardi de 10h à 22h (fermeture à 20h le 25 octobre)
Pendant les vacances de Noël du samedi 22 décembre 2018 au samedi 5 janvier 2019 : ouverture tous les jours sauf le mardi de 10h à 22h.
Fermeture à 18h les 24 et 31 décembre 2018

Tarifs

Plein tarif : 15 €
Tarif réduit : 11 €
Tarif tribu (4 personnes dont 2 jeunes de 16-25 ans) : 41 €

La Dame de chez Maxim

COMÉDIE de Georges Feydeau, mise en scène par Alain Sachs, avec Enora Malagré, Sophie Mounicot, Christophe Alévêque, Guy Lecluyse, François Rollin, Marie Clément, Marie-Charlotte Leclaire et Alexis Néret. 

Il eut été tellement plus simple que le Docteur Petypon expliquât à sa femme que la veille au soir, afin de se détendre après une opération des plus délicates, dans les vapeurs d'un alcool dont il avait un peu trop abusé, il s'était tout simplement permis d'inviter la Môme Crevette, célèbre danseuse du Moulin Rouge, à dormir chez lui, et ce bien sûr en tout bien tout honneur... Madame Petypon aurait certainement compris la chose ! Mais nous aurions alors été privés d'un rocambolesque very bad trip bien avant l'heure, avec un scénario catastrophe plein de rebondissements.

Mise en scène originale pour ce classique de Feydeau.  Le casting de la pièce est plus que réussi avec des routiers du boulevard ; on découvre une Enora Malagré talentueuse en Môme Crevette.

Les dialogues et les situations font toujours mouches et on rit.

Très bonne pièce de théatre à voir absolument.

38 boulevard Bonne-Nouvelle
75010 PARIS
M° Bonne Nouvelle
Tél: 01 42 46 15 11
Web: www.theatredugymnase.com

Jusqu'au 2/12: du Mercredi au Vendredi à 20h45, le Samedi à 21h00, le Dimanche à 15h30. Matinée le Samedi à 16h30. Places de 49 à 15€. Durée 2h15. 

mercredi, octobre 24, 2018

Mademoiselle Molière

COMÉDIE DRAMATIQUE de Gérard Savoisien, mise en scène d'Arnaud Denis, avec Anne Bouvier et Christophe de Mareuil.

Quoi de plus hasardeux que la rencontre de Jean-Baptiste Poquelin et de Madeleine Béjart ? Pourtant leur union va durer vingt ans, soudée par leur passion commune : le théâtre. En 1661, avec le succès des Précieuses ridicules, Poquelin devient Molière. La même année, il décide d’épouser la fille de Madeleine, Armande, de vingt ans sa cadette. Mariage d’amour ou mariage d’intérêt ? Comment Molière l’apprend-il à sa compagne ? Comment réagit-elle ?

Superbe pièce et interprétation de haut niveau. Plus vraie que nature cette confrontation entre deux personnages qui vont se quitter. C'est drôle, émouvant et intelligent.

A voir absolument.

53, rue Notre-Dame-des-Champs
75006 PARIS
M° Notre-Dame des Champs/Vavin
Tél: 01 45 44 57 34
Web: www.lucernaire.fr

Jusqu'au 4/11: du Mardi au Samedi à 20h00, le Dimanche à 17h00. Places à 26€. Durée 1h10.

samedi, octobre 13, 2018

Le penseur

TEXTES, une adaptation des mots de Rodin par Jean-Baptiste Seckler, une mise en scène de Jean-Baptiste Seckler, avec Jean-Baptiste Seckler. 

Jean-Baptiste Seckler, comédien et sculpteur, incarne Auguste Rodin dans un seul en scène. Il propose une incursion dans l’intimité du maitre, une immersion dans sa bulle créative lorsqu’il donne vie à la matière. Le Penseur, un émouvant voyage dans le temps…  

Pièce particulièrement originale car le comédien est aussi sculpteur/dessinateur.  Entre réflexions de Rodin sur le métier de sculpteur et des passages sur sa vie, on partage des moments de création : dessins et modelage de sculpture par le comédien qui interprétre Rodin.

6, rue Pierre-au-Lard
75004 PARIS
M° Rambuteau / Hôtel de Ville
Tél: 01 42 78 46 42
Web: www.essaion-theatre.com

Jusqu'au 12/1: les Vendredi et Samedi à 19h45. Places de 25 à 15€. Durée 1h05.  

samedi, octobre 06, 2018

Thais - hymne à la joie

TEXTES de et par Thaïs Vauquières, mise en scène de Stéphane Casez.

Thaïs boit, sort, a des parents qui ont oublié de grandir, de l'eczéma, de l'asthme tout en fumant un paquet par jour et se tape des réveils "gueule de bois/pilule du lendemain" de professionnel ! Mieux que le prozac, venez découvrir Hymne à la joie ! 

Certains trouveront qu'il y a trop de vulgarités ; effectivement ce n'est pas toujours d'une grande finesse mais c'est très drôle.

Ce spectacle est finalement très écrit et très bien joué ; ce n'est pas toujours politiquement correct mais tous les sketchs sont efficaces, notamment celui du bac de français sur Blanche neige. On passe un très bon moment.

37, rue du Fbg du Temple
75010 PARIS
M° République / Goncourt
Tél: 01 42 02 27 17
Web: www.palaisdesglaces.com

Jusqu'au 29/12: du Jeudi au Samedi à 21h30. Places à 22€. Durée 1h10. 

Julie Manet, la mémoire impressionniste

Musée Marmottan du 19 octobre 2021 au 20 mars 2022 Le musée Marmottan Monet organise la première exposition jamais consacrée à Julie Manet,...