samedi, juin 05, 2021

Mon daron Charlemagne

COMÉDIE de Patrick Hernandez, avec Louison Blivet, Yannick Blivet, Lorenzo Beri, Ségolène Forster, Lionel Mur et Pierre Marazin. 

Une parodie historique où le fossé des générations a pour toile de fond l’histoire de France. Il était une fois un roi carolingien bougon est colérique. Il était une fois la fille impertinente de ce grand roi de France. Il était une fois un pleutre écuyer, amoureux de la donzelle. Il était une fois l’ennemi saxon aux portes du royaume. Quand on secoue trop fort l’arbre généalogique, Charlemagne parle comme votre grand-père et sa fille comme vos ados… pas étonnant que personne ne se comprenne. La comédie familiale qui rassemble toutes les générations. 

Pièce gentillette basée sur des anachronismes ; les trois comédiens sont très bons et l'histoire est marrante. On ne rit pas aux éclats mais on sourit souvent.

115 rue du Chemin Vert
75011 PARIS
M° Saint-Maur / Père Lachaise
Tél: 06 65 37 19 66
Web: www.comedieoberkampf.com

Les Mer, Samedi et Dimanche à 14h00. Du 1/7 au 31/8: du Lundi au Vendredi à 17h00. Matinées les Mercredi à 14h00, Samedi à 14h00 et Dimanche à 14h00. A partir du 1/9: les Mer, Samedi et Dimanche à 14h00.

vendredi, juin 04, 2021

La comédie humaine - études de moeurs - scènes de la vie parisienne

D'Honoré de Balzac
Editions Gallimard - La Pléiade - T6 - 1600 pages - 56€

Études de moeurs, scènes de la vie parisienne (suite) : Histoire de la grandeur et de la décadence de César Birotteau - La Maison Nucingen - Splendeurs et misères des courtisanes - Les Secrets de la princesse de Cadignan - Facino Cane - Sarrasine - Pierre Grassou.

Récits passionnants qui décrivent les mœurs de la société du XIX siècle : l'amour, l'argent, la réussite ou la déchéance sociale, ...

Balzac, c'est aussi un quasi roman policier avec Splendeurs et misères des courtisanes. 

samedi, mai 22, 2021

CHRONIQUES 1954-2003 - CABARET LITTÉRAIRE

TEXTE(S) de Françoise Sagan, mise en scène d'Anne-Marie Lazarini, musique d'Andy Emler, interprétée au piano par Guilherme de Almeida, textes additionnels et costumes de Dominique Bourde, avec Cédric Colas, Coco Felgeirolles et Frédérique Lazarini. 

Dans un théâtre aux allures de cabaret littéraire, voici quelques-unes des chroniques que Françoise Sagan a écrites entre 1954, date de la sortie et du succès mondial de "Bonjour tristesse", et 2003, un peu avant sa disparition. A travers ces chroniques, s’esquisse, par touches tendres, amusées ou incisives, l'époque qu'elle traversa. 
Spectacle à trois voix sur la vie de Françoise SAGAN au travers des textes qu'elle a écrit sur des événements de sa vie ou dans des journaux. C'est léger, brillant, drôle voire corrosif. Une vie de star à cent à l'heure avec tous les excès possibles.
 
45 rue Richard Lenoir
75011 PARIS
M° Voltaire
Tél: 01 43 56 38 32
Web: www.artistic-athevains.com 
Jusqu'au 10/6: du Mardi au Samedi à 19h00, le Dimanche à 17h00. Matinée le Samedi à 15h30. Du 11/6 au 20/6: les Mercredi et Jeudi à 19h00, les Vendredi et Samedi à 20h30, le Dimanche à 17h00. Matinée le Samedi à 17h00. Du 21/6 au 1/7: le Mardi à 20h00, les Mercredi et Jeudi à 19h00, les Vendredi et Samedi à 20h30, le Dimanche à 17h00. Matinée le Samedi à 17h00. Places à 30€. Durée 1h35. 

mardi, avril 20, 2021

A Belleville

De Jean-Pierre Ferrini
Editions Le temps qu'il fait - 128 page - 16€

«On doit s’aligner. Mon Belleville ne regrette rien, n’a plus grand chose à regretter. En 1993, le dernier cri du vitrier expirait. Un paradoxe tenace voudrait pourtant que Belleville demeure Belleville et on finira peut-être par détruire ce qui a détruit Belleville en retrouvant des lois plus organiques. Après la Seconde Guerre mondiale, l’heure était à la reconstruction. On manquait d’hygiène, l’environnement était insalubre, les ravages de l’industrialisation, du charbon noircissaient les villes. D’où les luttes. Il fallait loger, loger une population en perpétuelle expansion. La planification familiale primait. Le confort dictait les règles, commençait à isoler, séparer, individualiser les solidarités collectives.» Pendant une journée (matin, midi, après-midi et soir), on suit un narrateur qui déambule, arpente Belleville où il vit depuis plus de vingt-cinq ans. À travers son regard, quotidien, ordinaire, quelque chose se dit de lui-même et de ce quartier de l’Est parisien, raconte une histoire qui se lit dans les interstices urbains ou les différentes strates archéologiques qui composent aujourd’hui Belleville.


dimanche, février 28, 2021

Le livre des Baltimore

De Joël Dicker
Editions De Fallois - 9€

Jusqu'au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l'auteur de La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d'une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Huit ans après le Drame, c'est l'histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu'en février 2012, il quitte l'hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s'atteler à son prochain roman. Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu'il éprouva jadis pour cette famille de l'Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s'effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu'au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu'est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ? 

Pas désagréable à lire mais inégal dans son écriture avec un peu de psychologie à deux balles. L'auteur a étiré son récit avec de nombreux flash-back intégrés aux uns aux autres ; il faut suivre.

mercredi, février 17, 2021

Nouvelle histoire de l'ultragauche

De Christophe Bourseiller
Editions du Ccrf - 24€ - 388 pages

Ils ont pour nom de guerre les "blacks blocs", les antifas, les autonomes, les zadistes. Ils définissaient hier comme situationnistes, conseillistes, luxembourgistes, marxistes libertaires, anarcho-communistes.

Ce sont eux les "infiltrés", les "provocateurs", les "casseurs" qui, au sein des manifestations, affrontent les policiers, vandalisent les commerces, dégradent les monuments. Eux qui occupent et radicalisent les fronts politiques, humanitaires ou écologiques, qui ferraillent au nom des Gilets jaunes, des sans-papiers, des néo-ruraux, des altermondialistes. Eux qui s'emparent de chaque foyer de contestation pour ne faire un axe d'insurrection.

Ils forment l'ultra-gauche, cette mouvance qui se veut à la gauche de l'extrême gauche.

On la croyait finie. Elle est aujourd'hui plus active que jamais. Christophe Bourseiller nous fait découvrir l'histoire de cette nébuleuse dissidente et la géographie de cet univers militant. Il raconte la chronique secrète de cette avant-garde de l'idéologie mais aussi de la culture, de la pensée, des arts. il dessine le culte de la violence révolutionnaire qui l'anime.

L'auteur nous décrit des guignols mais des guignols dangereux. A deux, ils forment un groupe militant et à trois il y a une scission. A force d'être contre tout, une partie de l'ultra-gauche finit à la fin des années 70 par soutenir les thèses révisionnistes de Faurisson et de se rapprocher de l'extrême droite. 

Ce livre est assez pointue et on peut regretter que la dernière partie sur les "blacks blocs" soit si courte. L'auteur reconnait que leur prose est assez obscure et que ces militants passent plus de temps à des guerres picrocholines internes qu'à développer un discours audibles par le plus grand nombre.




samedi, janvier 16, 2021

Ivan Illich, l'homme qui a libéré l'avenir

De Jean-Michel Djian
Éditions Seuil - 19€


Nul doute que, en nos temps troublés, les idées d'Ivan Illich vont prendre un nouveau relief. Il y eut deux avertissements solennels en 1970 pour dévoiler cette course folle entraînant l'humanité vers le pire : le rapport Meadows sur la dégradation extérieure de la planète, et celui d'Ivan Illich dénonçant la dégradation intérieure de notre civilisation.

J'avais, moi-même, dans les années 70, été frappé par sa manière toute nouvelle de transgresser les idées reçues sur l'école, l'hôpital, les transports, pour mieux nous prévenir de leurs contre-effets, lesquels me sont apparus de plus en plus avérés. Alors que la société industrielle et consumériste avait trouvé son rythme, il fallait en effet quelque audace pour prévenir des effets pervers de la croissance et du pillage de la planète. On se souviendra aussi qu'on lui doit d'avoir prôné le mot " convivialité ", si peu usité à l'époque. Ce n'est donc que justice d'exhumer son œuvre et son destin en consacrant à Ivan Illich ce récit biographique inédit.

J'en suis d'autant plus heureux que l'occasion m'avait été donnée de permettre à mon ami Jean-Michel Djian, à l'époque rédacteur en chef du Monde de l'Éducation, de rencontrer l'auteur d'Une société sans école, en 1999, à Cuernavaca. Ensemble, nous avions, cette année-là et pour longtemps, créé le prix Le Monde de la recherche universitaire pour justement sortir des sentiers battus de la pensée et primer des thèses dépassant les clôtures disciplinaires.

Nous devons, en effet, comprendre une fois pour toutes qu'il nous faut relier les savoirs et la connaissance pour penser une nouvelle voie, mais aussi abandonner le mythe de l'homme maître de son destin et de la nature pour, ensemble, l'explorer.

Biographie d'un gourou des années 60-70 à la forte personnalité dont les écrits ont beaucoup vieilli. Ce personnage a sans aucun doute marqué beaucoup de ses disciples dont certains ont fait des carrières littéraires ou politiques notamment en France. Si certains de ses écrits ont été prémonitoires sur les conséquences de la société de consommation, ses critiques sur l'éducation ou la santé paraissent obscures et à l'emporte pièce.

Julie Manet, la mémoire impressionniste

Musée Marmottan du 19 octobre 2021 au 20 mars 2022 Le musée Marmottan Monet organise la première exposition jamais consacrée à Julie Manet,...