De Michel Houellebecq Éditions J'ai lu - 160 pages - 6,80€
Voici l'odyssée
désenchantée d'un informaticien entre deux âges, jouant son rôle en
observant les mouvements humains et les banalités qui s'échangent autour
des machines à café. L'installation d'un progiciel en province lui
permettra d'étendre le champ de ses observations, d'anéantir les
dernières illusions d'un collègue - obsédé malchanceux - et d'élaborer
une théorie complète du libéralisme, qu'il soit économique ou sexuel.
Cynique et drôle. Publié en 1994, c'est le premier roman de Michel Houellebecq.
Le musée commémore le 150e anniversaire de la naissance de Marcel Proust
(1871-1922). Consacrée aux rapports de Marcel Proust à Paris, où se
déroule l’essentiel de son existence, l’exposition "Marcel Proust, un
roman parisien" interroge pour la première fois la place de la ville
dans le roman proustien.
La
première partie de l’exposition explore l’univers parisien de Marcel
Proust. Né et mort à Paris, la vie de l’écrivain s’est déroulée au coeur
d’un espace fort restreint, un quadrilatère allant du Parc Monceau à la
place de la Concorde, de la Concorde à Auteuil, d’Auteuil au Bois de
Boulogne et à l’Étoile.
Paris a une dimension décisive dans l’éveil de la vocation littéraire de
Marcel Proust, depuis ses premiers textes à la fin des années 1890 avec
ses condisciples du Lycée Condorcet, jusqu’à ses débuts dans la haute
société parisienne et la rencontre de personnalités déterminantes.
Sa découverte des milieux artistiques et mondains parisiens, les
amitiés et les amours qui y naissent affermissent la personnalité de
l’écrivain et le mènent vers la révélation de sa vocation. Une
importante cartographie permet de matérialiser la présence de Marcel
Proust dans Paris, ses réseaux et lieux de prédilection.
Au cœur de l’exposition, l’évocation de la chambre de Marcel Proust
offre – grâce à un dispositif inédit – une plongée immersive dans
l’univers de l’écrivain. Les éléments de mobiliers et les objets qui la
composent, liés à la vie intime de Marcel Proust et de sa famille,
permettent de représenter l’espace de création et de rendre compte de la
genèse de l’œuvre.
La seconde partie de l’exposition ouvre sur le Paris fictionnel créé par Marcel Proust. En suivant l’architecture du roman À la recherche du temps perdu
et au travers de lieux parisiens emblématiques, elle offre un voyage
dans l’œuvre et dans l’histoire de la ville, en s’attachant aux
principaux protagonistes du roman. La ville de Paris, poétisée par la
fiction, est le cadre de la quête du narrateur, double de l’auteur,
jusqu’à la révélation finale de sa vocation d’écrivain.
Environ 280 œuvres (peintures, sculptures, œuvres graphiques,
photographies, maquettes d’architecture, accessoires et vêtements),
manuscrits et documents d’archives, provenant de collections publiques
et privées, françaises et étrangères, évoqueront l’univers parisien de
Marcel Proust, oscillant entre réel et réinvention. De nombreux extraits
de films d’archives, d’adaptations cinématographiques et de captations
sonores d’À la recherche du temps perdu offriront aux visiteurs une introduction sensorielle au roman et au monde proustien.
Très belle et très intéressante exposition sur Marcel Proust, sur sa vie et sur l'environnement parisien à son époque. Les pièces exposées sont d'une grande variété (tableaux, objets, dessins, films, photos) avec même un témoignage filmé d'un homme qui l'a connu.
THÉÂTRE CONTEMPORAIN de et avec Olivier Martin-Salvan et Pierre Guillois.
Il quitte les plaines du Grand Nord, maudit par une sirène pêchée par
accident. Il s’évade en patins, à trottinette, en avion cartonné. Il
découvre l’Écosse, repart vers le sud à dos de mulet, assassine quelques
cornemuseurs au passage, cherche l’amour, toujours. Mais l’acteur en
costume trois pièces reste assis, c’est la folie du spectacle. Son
acolyte en maillot de bain s’agite autour de lui avec des centaines de
morceaux de carton où sont inscrits les noms des pays, accessoires ou
bestioles rencontrées. Aventures rocambolesques déployées à force
d’astuces et de gags, c’est une explosion d’idées géniales et farfelues.
Après Bigre, succès mondial, Pierre Guillois et Olivier Martin-Salvan,
dans un feu d’artifice de bouts de carton, invitent à un voyage
imaginaire, fusion des délires d’un cabaret de "cartoons" et d’une
épopée shakespearienne.
Un spectacle hors du commun et d'une inventivité insensée ! au delà de la qualité de ce spectacle qui est particulièrement drôle, on s'interroge sur la mise en place des accessoires en carton chaque soir et on se demande comment les comédiens arrivent à gérer ce désordre apparent. C'est époustouflant !
COMÉDIE d'après la bande dessinée de Fabcaro, mise en scène par Paul
Moulin, avec, en alternance, Elisa Bourreau, Ariane Begoin, Serge
Biavan, Maxime Coggio, Christophe Danvin, Aymeric Demarigny, Cyrille
Labbé, Jean-François Domingues, Emmanuel Noblet, Maïa Sandoz et Aurélie
Verillon.
Fabrice est à la caisse d’un supermarché lorsque la caissière lui
demande s’il a la carte du magasin, il a beau fouiller ses poches, il ne
la trouve pas. Arrgh, il se souvient : il a changé de vêtements et sa
carte se trouve dans son autre pantalon. La caissière appelle la
sécurité. Fabrice prend la fuite. En quelques heures, il devient
l’ennemi public numéro un, son cas divise la société. Ne pourrait-on pas
laisser sa chance à quelqu’un qui, si il dit vrai, a en effet laissé sa
carte dans son autre pantalon ?
Grosse déception pour cette pièce à succès. On hésite entre la satyre de la société de consommation et la vision des bobos sur ce qui pourrait être un gilet jaune. La pièce ressemble à un bric à brac de scénettes pas spécialement drôles.
COMÉDIE de Julien Lefebvre, mise en scène de Jean-Laurent Silvi, avec
Stéphanie Bassibey, Marjorie Dubus, Celine Duhamel, Pierre-Arnaud Juin,
Ludovic Laroche, Etienne Launay, Jérôme Paquatte et Nicolas
Saint-Georges.
En 1908, l’Express d’Orient (bientôt renommé « Orient Express ») quitte
la Turquie déchirée par une guerre civile. A bord, on s’affaire pour
satisfaire des passagers hauts en couleur comme Madame Mead, une stricte
préceptrice anglaise, Miss Cartmoor," la Sarah Bernhardt de Buffalo",
Monsieur Souline, un maître d’échecs ou encore Bram Stocker, le créateur
de Dracula. Mais alors que deux nouveaux arrivants (le dramaturge
George Bernard Shaw et Arthur Conan Doyle, le père de Sherlock Holmes)
rejoignent le train, une jeune fille hurle que sa mère a disparu.
Suspense rondement mené dans un décors de wagon (c'est un exploit quand on connait les salles du Lucernaire. On ne s'ennuie pas un seul instant et il fait attendre les dernières minutes pour découvrir le coupable.
SEUL-E EN SCÈNE de Christopher Hampton, mise en scène de Thierry Harcourt, avec Judith Magre.
Judith Magre incarne l’ancienne secrétaire personnelle de Joseph
Goebbels durant la Seconde Guerre Mondiale, qui a attendu l’âge de 102
ans pour livrer ses souvenirs. C’est le portrait d’une femme touchante
et ambigüe qui assure n’avoir jamais rien su de la solution finale.
Interprétation exceptionnelle de Judith Magre, 95 ans ! Quant au sujet de la pièce, effectivement on peut avoir des doutes certains sur le fait que les allemands disent ne pas avoir eu connaissance du sort des juifs. Beaucoup n'avaient pas envie de savoir, et c'est un peu facile de s'exonérer d'une responsabilité individuelle et collective quant on connait par ailleurs les scores électoraux qui ont permis à Hitler d'accéder au pouvoir. C'est également d'autant plus douteux quand on a été une des secrétaires de Goebbels.
De Jean-Robert Pitte, Benoist Simmat et Philippe Bercovici Editions Les Arênes BD - 22€ - 167 pages
Saviez-vous que Napoléon, lors de la campagne d'Égypte, a embarqué avec lui 167 savants chargés d'étudier le pays ? Que c'est un Français, René Caillié, qui a été le premier Occidental à
atteindre la ville de Tombouctou et à en faire la description ? Que le
légendaire Brazza, en parcourant 1 500 kilomètres dans l'impénétrable
forêt congolaise, a défriché le futur empire colonial français ? Ou que,
au XIXe siècle, une femme, Alexandra David-Néel, a réussi à atteindre
la cité interdite de Lhassa ?
Si vous pensez que la géographie n'est qu'une matière scolaire ennuyeuse, vous vous trompez. La
connaissance de la Terre s'est faite à partir d'histoires
rocambolesques, d'aventures incroyables, d'explorations périlleuses...
Les aventuriers ont sillonné le monde entier, parfois au péril de leur
vie. Passion des princes et des savants, ou des voyageurs qui rêvaient de terres encore inconnues, c'est
après la Révolution, avec la fondation de la Société de Géographie en
1821, que cette discipline ambitionne de devenir une science à part
entière. Le XIXe siècle voit aussi s'affronter les grandes puissances
européennes, autant pour le savoir que pour la conquête coloniale.
L'Incroyable
Histoire de la géographie est le récit étonnant des grands événements
qui ont construit cette science, alors même que la Société de Géographie
célèbre son bicentenaire.
L'histoire de la géographie en BD ; c'est instructif et drôle.