mercredi, janvier 30, 2013

Le triomphe de la cupidité

De Joseph E. Stiglitz
Éditions Babel - 516 pages - 10,70€

Prix nobel, J. Stiglitz décrypte brillamment les causes et les conséquences de la crise économique actuelle, et de manière très compréhensible même pour des néophytes en économie.

Sans remettre en cause le capitalisme, il constate que le laisser-faire prôné par les néo-libéraux nous a amené à la catastrophe et que beaucoup de financiers et d'hommes politiques "jouent" contre la société et le bien commun pour leurs seuls profits.

J. Stiglitz propose la mise en place d'une régulation de la finance, et plus largement une réflexion sur le capitalisme au service de tous où l'argent ne serait plus une fin en soi.

Ce livre est passionnant, facile à lire et nous désintoxique des livres fumeux des Attali et Minc.

Rothschild, une banque au pouvoir

De Martine Orange
Editions Albin Michel - 20€

Ce livre nous raconte la renaissance de la banque Rothschild, depuis sa nationalisation en 1981 à aujourd'hui, sous la houlette de David de Rothschild.

La parcours fut long et parsemé d'embuches mais le nom des Rothschild est un sésame qui ouvre bien des portes. David de Rothschild est décrit comme un personnage visionnaire et sympathique mais qui a contribué, comme d'autres, au pourrissement de l'élite politique et financière. En contribuant au pantouflage des technocrates de droite comme de gauche, en soutenant Sarkozy et ses alliés, il a activement participé à l'affaiblissement moral de l'élite qui fait passer ses propres intérêts avant ceux de la France. Ce récit est édifiant sur les dérives actuelles.

samedi, janvier 12, 2013

Venise sous la neige

COMÉDIE de et et mise en scène par Gilles Dyrek, avec Emilie Colli, Anne Clarin, Séverine Debels, Eric Mariotto, Laurent Maurel, Xavier Martel et Gilles Dyrek

Entrainée par son ami avec lequel elle vient de se disputer, Patricia arrive furieuse à un dîner "entre amis" où elle ne connait personne. Comme elle ne dit pas un mot, on la prend pour une étrangère. Elle entretient alors le quiproquo et fait voler la soirée en éclat.
 
Le jeu du couple d'invités est méchant mais l'enchainement des situations suite au quiproquo initial est mené à un bon rythme ; les répliques drôles fusent tout au long de la pièce. La pièce est légère, les comédiens sont bons, on passe un bon moment.

COMÉDIE BASTILLE
5, rue Nicolas Appert
75011 PARIS
M° Richard Lenoir/Chemin Vert
Tél: 01 48 07 52 07
Web: www.comedie-bastille.com

Du 12/1 au 10/3: du Mardi au Samedi à 21h00, le Dimanche à 15h00. Matinée le Samedi à 17h30. Places de 26 à 22€. 50% aux 1ères du 12/1 au 25/1. Durée 1h30.

mardi, janvier 01, 2013

Paris, Panorama de l'architecture

De Simon Texier
Editions Parigramme - 25€

Ce livre est un rapide panorama des architectures qui se sont succédées à Paris au cours des siècles. Les spécialistes resteront sur leur fin mais pour ceux qui veulent découvrir ce sujet c'est une introduction honnête.

Chaque style est illustré, en deux pages maxi, de quelques photos commentées. S'ajoutent quelques thèmes traités spécifiquement : les passages couverts, les hôtels particuliers, ...

DEXIA, vie et mort d'un monstre bancaire

de Pierre-Henri Thomas
Éditions Les Petits Matins - 16€

La première partie du livre retrace l'historique de DEXIA puis les évènements qui mèneront à sa chute. La deuxième partie resitue cette affaire dans le contexte de la crise actuelle et traite des prêts structurés octroyés aux collectivités locales.

Encore une fois, la gouvernance d'une banque est posée, en l'occurrence celle d'une banque Franco-belge minée par les intérêts divergents de deux États mais aussi l'intérêt d'un modèle de banque qui se finance exclusivement sur les marchés. Avant que la banque en crise soit confiée au duo Mariani et Dehaene, on a l'impression que ceux qui l'ont menée à sa perte étaient des incompétents ne comprenant pas son fonctionnement et n'ayant surtout aucune vision globale des risques.

DEXIA va disparaitre et laisser dernière elle des milliards de pertes financées par l'argent du contribuable.

N'oublions pas le nom de ces incompétents : Pierre Richard, François Narnom, Axel Miller, Jacques Guerber, Bruno Deletré et les administrateurs de la banque qui touchaient leurs jetons sans rien comprendre.

samedi, décembre 08, 2012

Le mariage de Figaro

COMÉDIE de Beaumarchais, mise en scène d'Henri Lazarini, avec Stéphane Rugraff, Frédérique Lazarini, Denis Laustriat, Isabelle Mentré, Nicolas Klajn et l'Atelier Théâtre de La Mare au Diable.

Le comte Almaviva, grand seigneur espagnol, est amoureux de Suzanne, dont il veut faire sa maîtresse. Suzanne, son fiancé Figaro et l'épouse du comte unissent leurs efforts pour faire échouer les desseins du maître. Cette pièce est considérée comme l'un des signes avant-coureurs de la Révolution française.

La mise en scène est rythmée et les comédiens plutôt bons, notamment la comédienne qui joue l'épouse du comte.

Beaumarchais décrit une société décadente dans laquelle le droit de cuissage du maitre était sans doute la règle. Mais traitée sous la forme d'une farce, l'auteur met les rieurs de son côté et évite ainsi la censure de cette critique acerbe des mœurs de l'époque.

VINGTIÈME THÉÂTRE
7, rue des Platrières
75020 PARIS
M° Ménilmontant
Tél: 01 43 66 01 13
Web: www.vingtiemetheatre.com

Jusqu'au 13/1: du Mercredi au Samedi à 19h30 et Dimanche à 15h00. Places à 25€. Durée 1h30















































samedi, novembre 03, 2012

Exposition Edward HOPPER

Au Grand Palais
Du 10 octobre 2012 au 28 janvier 2013, tous les jours sauf le mardi de 10h à 22h (dimanche et lundi jusqu'à 20h).

Plein tarif : 12 euros
Tarif réduit : 8 euros

Edward Hopper, né le 22 juillet 1882 à Nyack dans l’État de New York et mort le 15 mai 1967 à New York, est un peintre et graveur américain, qui exerça essentiellement son art à New York, où il avait son atelier. Il est considéré comme l’un des représentants du naturalisme ou de la scène américaine, parce qu’il peignait la vie quotidienne des classes moyennes. Au début de sa carrière, il représenta des scènes parisiennes avant de se consacrer aux paysages américains et de devenir un témoin attentif des mutations sociales aux États-Unis. Il produisit beaucoup d’huiles sur toile, mais travailla également sur des affiches, des gravures en eau-forte et des aquarelles. Une grande partie de l’œuvre de Hopper exprime la nostalgie d’une Amérique passée, ainsi que le conflit entre nature et monde moderne. Ses personnages sont le plus souvent esseulés et mélancoliques.

Sur les 100 tableaux peints par Hopper, 55 sont exposés au Grand Palais. Ses tableaux ont influencé de nombreux metteurs en scène de cinéma (Hitchcock, Wenders, Coen, Allen,...). La peinture de Hopper est très lumineuse et renvoie une image de l’Amérique telle qu'on l'imagine en Europe. 

Julie Manet, la mémoire impressionniste

Musée Marmottan du 19 octobre 2021 au 20 mars 2022 Le musée Marmottan Monet organise la première exposition jamais consacrée à Julie Manet,...