samedi, juillet 31, 2021

Exposition NAPOLEON

Grande halle de la Villette
du 28 mai 2021 au 19 décembre 2021

Autant admiré que controversé, Napoléon Bonaparte est un personnage complexe dont la vie oscille entre héroïsme et tragédie, victoire et défaite, avancées modernes et mesures régressives. A l’occasion du bicentenaire de sa mort, la Rmn - Grand Palais, La Villette et Re Re / Adonis proposent une exposition spectaculaire, dressant le portrait juste d’un personnage fascinant qui a façonné la France d’aujourd’hui. Car, connaître Napoléon, c’est comprendre le monde dans lequel nous vivons.

De son ascension au déclin de l’aventure impériale, l’exposition retrace en neuf sections cette période charnière, des moments clés de l’Histoire de France à la vie intime et romanesque de l’empereur. La participation particulièrement généreuse du musée de l’Armée, du musée national du château de Fontainebleau, du musée du Louvre, du musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau, du Mobilier national, de la Fondation Napoléon et la contribution exceptionnelle du musée national des châteaux de Versailles et de Trianon ont permis de rassembler plus de 150 pièces originales, réunies ici pour la première fois.

Chefs-d’œuvre créés sous l’Empire, objets d’exception ayant appartenu à Napoléon et créations contemporaines se succèdent au fil d’un parcours chronologique et pédagogique. De vastes reconstitutions ainsi que de nombreux dispositifs numériques offrent aux visiteurs une véritable immersion au cœur de ces moments décisifs pour l’Histoire de France.

Exposition très didactique. On appréciera la qualité des objets exposés, notamment la vaisselle de la manufacture de Sèvre.

Le musée de Montmartre - exposition Raoul Dufy

12 Rue Cortot, 75018 Paris
https://museedemontmartre.fr/

Le Musée de Montmartre prend place dans des anciennes maisons de la Butte. Ces résidences, entourées de jardins, furent le lieu de création de nombreux artistes tels qu’Auguste Renoir, Émile Bernard, Raoul Dufy, Charles Camoin, Suzanne Valadon ou Maurice Utrillo. Vous y découvrirez les collections permanentes avec un fonds unique de peintures, affiches et dessins qui vous fera revivre l’histoire de la Butte, l’effervescence artistique de ses ateliers, et l’ambiance de ses célèbres cabarets.

Le Musée a été créé en 1960 dans l'une des bâtisses les plus anciennes de la Butte, construite au XVIIe siècle : la Maison du Bel Air. Les collections permanentes y sont abritées et sont composées de peintures, affiches et dessins signés Toulouse-Lautrec, Modigliani, Kupka, Steinlen, Valadon, Utrillo...

Le parcours revient sur l'histoire de la Butte, l'effervescence de ses ateliers, du Bateau-Lavoir à l'atelier Cortot, et l'ambiance de ses célèbres cabarets, du Lapin Agile au Moulin Rouge. Une salle est dédiée au French Cancan, une autre met en scène le théâtre d'ombres, ce décor onirique qui a fait la réputation du cabaret du Chat Noir.

Les Collections permanentes du Musée vous font plonger dans l’histoire de Montmartre. Au cours du XIXe siècle, le paysage de Montmartre commence à se transformer et il sera rattaché à Paris en 1860 : c’est désormais la ville qui s’impose à la campagne. Les artistes s’y installent à partir de 1870 et les cafés et cabarets se démultiplient dans les années 1880. Rapidement, ce qui caractérisera Montmartre aux yeux de tous c’est l'effervescence et l'énergie de création.

Jardin 








Exposition Raoult Dufy



Reconstitution de l'atelier de Suzanne Valadon





La ménagerie de verre

COMÉDIE DRAMATIQUE RÉPERTOIRE CLASSIQUE de Tennessee Williams, mise en scène Patrick Alluin, avec Sarah Cotten, Pablo Gallego, Léo Lebesgue et Agnès Valentin. 

Dans une Amérique rongée par la crise des années 30, une mère fantasque et ses deux enfants cherchent un sens à leur vie. Tom Wingfield nous raconte l'histoire de sa famille. Son père est parti. Sa mère, Amanda, se perd dans les souvenirs d'un passé fantasmé. Sa sœur, Laura, est infirme et agoraphobe. Et puis, il y a Jim, un type normal, qui leur rend visite un soir. Et ce soir-là, il pourrait tout changer.  

Drame psychologique très intéressant et cruel mais une interprétation perfectible pour les comédiens interprétant le frère et la sœur.

6, rue Pierre-au-Lard
75004 PARIS
M° Rambuteau / Hôtel de Ville
Tél: 01 42 78 46 42
Web: www.essaion-theatre.com

Jusqu'au 31/7: du Jeudi au Samedi à 21h15. Places de 25 à 18€. Durée 1h25.

Anthologie mondiale de la stratégie

De Gérard Challand
Bouquins Éditions - 1632 pages - 32,50€

Cette anthologie est le premier recueil réunissant les écrits militaires de l'Antiquité gréco-latine, ceux des stratèges occidentaux modernes et contemporains, mais aussi les contributions théoriques des Chinois, des Indiens, des Byzantins et des musulmans (Arabes, Persans, Turcs). Une importante partie de ces textes est inédite en français. Cette somme constitue non seulement un instrument pour la recherche et un guide pour l'amateur, mais aussi une remise en perspective d'un art de la guerre trop longtemps considéré comme étant, sur le plan de la théorie, l'apanage de l'Occident.
D'autres cultures stratégiques que les nôtres ont joué, dans l'histoire, un rôle décisif. Ainsi, les nomades de Haute-Asie, tels que les Mongols de Gengis Khan, ont, durant deux millénaires, bouleversé les équilibres des États eurasiatiques, de la Russie à la Chine, comme de l'Iran à l'Inde.
Aujourd'hui, le jeu nucléaire qui marque une rupture qualitative dans la généalogie de l'armement modifie les données de la guerre. Il a, jusqu'à présent, prévenu la montée aux extrêmes. Les conflits classiques se font rares et les guerres irrégulières, jadis considérées comme mineures, démontrent, comme en Irak et en Afghanistan, leur redoutable efficacité.

On trouve dans cet ouvrage à la fois des récits historiques et des textes théoriques ; selon ses centres d'intérêt, on ira piocher dans les dizaines de textes proposés.

mercredi, juillet 28, 2021

La beauté d'une ville

Pavillon de l'Arsenal
Controverses esthétiques et transition écologique à Paris

Exposition présentée jusqu'au 26 septembre 2021



Qu’est-ce qui fait la beauté d’une ville ?

Son site, sa morphologie, ses bâtiments, ses jardins, ses matières, ses sols ? Ses habitants, ses fragilités, son hospitalité, ses milieux, sa mesure ? Comment se définit, en fonction des projets et des contraintes de chaque siècle, l’ esthétique urbaine ? Quelles formes pour opérer la transition climatique ?

À l’heure où la municipalité interroge l’ esthétique de la capitale par la création d’un manifeste, où l’administration élabore un nouveau règlement urbain, mais aussi où les Parisiennes et les Parisiens affirment leur volonté de participer à ces débats, le Pavillon de l’Arsenal réunit, depuis le début du deuxième confinement à l’automne 2020, une cinquantaine d’architectes, artistes, commissaires d’exposition, historiennes et historiens, paysagistes, philosophes, sociologues, urbanistes... pour tenter d’appréhender ce qui fait la beauté de Paris.

Leurs analyses, rassemblées dans l’ouvrage co-édité avec Wildproject, se croisent, se répondent et éclairent les grandes controverses qui ont rythmé la fabrication de Paris depuis les prémices des disciplines urbaines. Les prises de position emblématiques de Voltaire en faveur des embellissements (1749), de Rousseau dénonçant « des rues sales et puantes, de vilaines maisons noires », de Victor Hugo face aux démolisseurs (1832), d’Émile Zola ou Jules Ferry à l’encontre des travaux du préfet Haussmann (1867-1872) ou des artistes le 14 février 1887 contre l’érection de la tour Eiffel... ou plus proches, les prises de position contre la transformation des Halles (dès 1959), des voies rapides (1972), l’édification d’immeubles tours (en particulier à partir de 1974), la place de l’art ou de la nature, l’espace des nouvelles mobilités, l’intégration des nouvelles technologies et ses appendices ou l’appropriation des trottoirs... chacune révèle l’engouement constant et singulier de toutes et tous pour débattre de l’avenir de la ville et le caractère protéiforme de la beauté.

La beauté englobe tout un ensemble de visions, de règles, de techniques constructives et de pratiques quotidiennes en évolution constante, que l’exposition propose d’explorer, guidée par la voix de nos experts, au travers sept thèmes : originellement le site, à Paris la Seine, creuset des embellissements et du débat populaire sur la transformation de la cité ; la morphologie, équilibre entre composition urbaine et tissu pittoresque, entre vieux et nouveau Paris ; le paysage du piéton qui fabrique notre quotidien, du trottoir aux squares, de l’affichage à l’art, des rues aux espaces partagés ; quatrième dimension, les architectures, leurs échelles suivant les règlements successifs, ou encore la diversité des couleurs et des matières qui donne leur valeur composite aux façades parisiennes ; l’ expression construite des externalités que l’ on ne veut pas voir mais qui rendent la vie possible ; la place du vivant, à redéfinir à l’ aune de la crise environnementale ; enfin l’ hospitalité, qui traduit la capacité de la ville à accueillir, protéger mais aussi à laisser la possibilité à toutes et tous de s’ y reconnaître.

Autant de questions et d’histoires qui invitent les visiteurs à parcourir Paris depuis le XVIIIe siècle, un pied dans l’histoire l’autre engagé sur les chemins de la transition écologique, pour continuer à débattre au fil d’un un parcours scénographique rythmé par une centaine de documents historiques, de plans, de photographies, d’entretiens vidéos réalisés par Océane Ragoucy et d’un montage inédit de références cinématographiques sur le piéton de Paris proposé par Stefan Cornic et Stéphane Demoustier. L’exposition s’enroule autour d’une prairie éphémère conçue par les paysagistes de Wagon Landscaping. Cette installation temporaire a une double ambition : présenter les nombreuses espèces végétales de la tradition horticole des jardins parisiens d’hier, d’aujourd’hui et de demain dans toutes leurs variétés, mais également apporter aménité et fraîcheur dans le Pavillon de l’Arsenal.

La beauté d’une ville dépasse la seule dimension esthétique. Elle est le langage commun de la fabrication de la ville. C’est l’ambition de cette manifestation collective d’explorer ce qui la caractérise et en débattre, en invitant chacune et chacun à participer à sa transformation.

Cette exposition est à mettre en regard de la polémique actuelle sur la politique de végétalisation de la Ville de Paris remise en cause notamment par les Verts et qui devrait être revue et repensée du fait des contraintes budgétaires.

Informations
Exposition
Créée par le Pavillon de l'Arsenal
Entrée libre du 26 mai 2021 au 26 septembre 2021

Histoire naturelle de l'architecture

Pavillon de l'Arsenal
Comment le climat, les épidémies et l’énergie ont façonné la ville
Exposition présentée jusqu'au 19 septembre 2021

L’exposition propose un triple parcours chronologique : une histoire inédite de l’architecture et des villes fondée sur les causes naturelles, énergétiques ou sanitaires, l’évolution des matériaux de construction mais également l’évolution, au travers d’objets échelle 1, des énergies et des techniques d’éclairage. Cette nouvelle approche, que l’on pourrait qualifier d’objective,  rapproche les époques et tisse des liens inattendus. La blancheur séculaire des toits de Shibām au Yemen résonnent avec le projet de la modernité, l’invention des arts décoratifs avec les rideaux thermiques actuels, les dômes avec la ventilation des HBM… L’ensemble fait émerger les fondements réels des formes, des matières et des aménagements nécessaire pour vivre, stocker, rafraichir, protéger, ventiler, soigner… 

L’exposition et l’ouvrage qui l’accompagne mettent en lumière les conditions naturelles, physiques, biologiques ou climatiques, de la préhistoire à nos jours, afin de comprendre comment affronter les défis environnementaux majeurs de notre siècle et mieux construire demain face à l’urgence climatique et aux nouveaux défis sanitaires.

L’histoire de l’architecture et de la ville, telle que nous la connaissons depuis la seconde moitié du XXe siècle, a le plus souvent été relue sous les prismes politique, social et culturel, oubliant les raisons physiques, climatiques ou sanitaires qui l’ont pourtant fondée, de l’aménagement urbain à la forme des bâtiments.

L’architecture naît de la nécessité de créer un climat pour maintenir notre température corporelle à 37 °C, élevant des toits et des murs pour se mettre à l’abri du froid ou de la chaleur du soleil. À l’origine, la ville s’invente comme un grenier pour stocker et protéger les céréales. Les premières architectures sont le reflet de l’énergie humaine disponible. La peur de l’air stagnant engendre les grands dômes de la Renaissance pour ventiler les miasmes. L’épidémie mondiale decholéra qui débute en 1816 engage les grandes transformations urbaines du XIXe siècle. L’usage de la chaux blanche qui parcourt toute la modernité est avant tout hygiéniste. Plus récemment, le pétrole permet de développer des villes dans le désert... et aujourd’hui le CO2 refonde la discipline architecturale sur elle-même. 

L’exposition propose un triple parcours chronologique : une histoire inédite de l’architecture et des villes fondée sur les causes naturelles, énergétiques ou sanitaires, l’évolution des matériaux de construction mais également l’évolution, au travers d’objets échelle 1, des énergies et des techniques d’éclairage. Cette nouvelle approche, que l’on pourrait qualifier d’objective,  rapproche les époques et tisse des liens inattendus. La blancheur séculaire des toits de Shibām au Yemen résonnent avec le projet de la modernité, l’invention des arts décoratifs avec les rideaux thermiques actuels, les dômes avec la ventilation des HBM… L’ensemble fait émerger les fondements réels des formes, des matières et des aménagements nécessaire pour vivre, stocker, rafraichir, protéger, ventiler, soigner…

L’exposition et l’ouvrage qui l’accompagne mettent en lumière les conditions naturelles, physiques, biologiques ou climatiques, de la préhistoire à nos jours, afin de comprendre comment affronter les défis environnementaux majeurs de notre siècle et mieux construire demain face à l’urgence climatique et aux nouveaux défis sanitaires.


Exposition très intéressante qui explique que les choix architecturaux au cours des siècles ne sont pas dissociables des facteurs humains, sociaux et environnementaux.

Informations
Entrée libre
Réouverture le 26 mai 2021
Jusqu'au 19 septembre 2021
Exposition créée par le Pavillon de l'Arsenal

Sous la direction de Philippe Rahm, architecte, docteur en architecture

EXIT

COMÉDIE MUSICALE de Stéphane Laporte et Gaétan Borg, avec Marina Pangos, Simon Heulle et Harold Savary, mise en scène Patrick Alluin et régie Yves Thuillier. 

En pleine campagne du Brexit, le cœur d’une jeune scénariste de jeux vidéo balance entre un Français et un Anglais, tandis que son destin emprunte un chemin similaire à celui de son héroïne, Alienor d’Aquitaine. Dans un théâtre aux allures d’Eurostar, une étonnante confrontation des mondes (réels et virtuels), mais aussi des époques, au fil de pérégrinations musicales révélatrices de choix impossibles, à l’issue inattendue…  

Très bon spectacle avec des chanteurs et surtout une chanteuse de haut niveau. L'histoire, sur fond de Brexit, est très originale et par moment assez déjantée. Tout est parfait : l'histoire, la mise en scène, les comédiens, les chansons.

A voir absolument.

23, rue de la Huchette
75005 PARIS
M° Saint-Michel
Tél: 01 43 26 38 99
Web: www.theatre-huchette.com

Jusqu'au 28/8: du Mardi au Vendredi à 21h10, le Samedi à 16h00. Places de 26 à 16€. Durée 1h35. 

Julie Manet, la mémoire impressionniste

Musée Marmottan du 19 octobre 2021 au 20 mars 2022 Le musée Marmottan Monet organise la première exposition jamais consacrée à Julie Manet,...