dimanche, février 25, 2018

Paris, du 22 février au 22 mai 1848 - Journal d'un jeune révolutionnaire

De Victor RIGLET
Texte établi, présenté et annoté par Denis Feignier
Édition du Sagittaire - 20€

Victor Riglet, 20 ans, nous raconte dans son journal la révolution de 1848 à laquelle il a participé à Paris. Son témoignage est passionnant car il nous fait vivre ces événements en tant que témoin et acteur engagé. Au fil des semaines, on perçoit sa déception face aux dérives politiciennes. Sa description des mœurs politiques et de la politique en général n'est pas très éloignée de ce qu'on peut constater aujourd'hui. Victor Riglet, devenu architecte, meurt le 31 août 1954 à l'age de 26 ans, laissant une veuve et deux filles.

samedi, février 24, 2018

Le cercle de Whitechapel

COMÉDIE de Julien Lefebvre, mise en scène de Jean-Laurent Silvi, avec Stéphanie Bassibey, Pierre-Arnaud Juin, Ludovic Laroche, Jérôme Paquatte et Nicolas Saint-Georges. 

1888, Londres. Alors qu’une étrange série de meurtres de prostituées vient de débuter dans le quartier défavorisé de Whitechapel, un membre éminent de la gentry londonienne, Sir Herbert Greville, décide de réunir une équipe d’enquêteurs d’un nouveau genre pour découvrir la vérité. Mêlant le rire au suspens, une enquête policière qui lance Conan Doyle, Bram Stocker ou encore Bernard Shaw sur les traces de Jack l’Éventreur dans l’atmosphère du Londres de 1888. Une aventure captivante jusqu’à la dernière seconde.

Une intrigue policière à suivre avec attention pendant 1H45 afin d'éviter de perdre le fil des démonstrations de chacun des protagonistes pour démasquer Jack l'Eventreur.

Le thème de la pièce n'est pas original mais son traitement l'est ; et malgré un certain doute initial quant à cette réunion de célébrités, on se laisse rapidement entrainer dans la résolution de ce mystère mais le nom de Jack l’Éventreur ne sera pas dévoilé ici.

53, rue Notre-Dame-des-Champs
75006 PARIS
M° Notre-Dame des Champs/Vavin
Tél: 01 42 22 26 50
Web: www.lucernaire.fr

Jusqu'au 15/4: du Mardi au Samedi à 21h00, le Dimanche à 18h00.
Places à 26€. Durée 1h45. 

jeudi, février 22, 2018

Paris pour mémoire - le livre noir des destructions hausmaniennes

De Pierre Pinon
Editions Parigrammes - 574 pages - 49€

En novembre 1851, l'Administration charge un jeune architecte, Gabriel Davioud, de faire exécuter des relevés de toutes les maisons appelées à être démolies dans le cadre des grands travaux modifiant le visage de Paris. Afin, est-il précisé, de conserver " du moins le souvenir des quartiers qui vont disparaître ". Une équipe de collaborateurs-architectes est donc mise en place qui, durant trois ans, prend méthodiquement des croquis des façades concernées avec toutes les notations utiles (couleurs, enseignes, commerces.), puis reproduit et aquarelle ces dessins en atelier. L'entreprise, commandée par ceux-mêmes qui s'apprêtent à tailler en pièces le vieux Paris, aboutit ainsi au plus vaste recueil jamais réalisé des destructions du Second Empire et constitue en cela un document exceptionnel. Malheureusement, ces dessins sont déposés aux archives de la Ville de Paris, lesquelles partent en fumée dans les incendies de la Commune en 1871. Les maisons détruites l'auront donc été deux fois, d'abord, réellement sous la pioche et ensuite, symboliquement, par les flammes. Restent les relevés de terrain, que Davioud dépose à la bibliothèque historique de la Ville de Paris en 1877. et dont ils ressortent aujourd'hui pour la première fois dans leur ensemble. Ce document inédit passionnera par son détail les amateurs du vieux Paris et restera comme l'ultime trace d'une ville fantôme, à jamais perdue, désertée par ses habitants mais montrant encore ses façades des XVIIe et XVIIIe siècles et les étalages de ses boutiques soudainement abandonnées.

Un millier de croquis qui témoigne du patrimoine immobilier parisienne des XVIième et XVIIième siècle avant sa destruction. On remarquera la place importante de certains commerces : vins, alimentation, blanchisserie notamment.

Très bel ouvrage

Les Hollandais à Paris, 1789-1914



 Au Petit Palais

De la tradition de la peinture de fleurs aux ruptures esthétiques de la modernité, l’exposition, organisée avec le musée Van Gogh d’Amsterdam, met en lumière les riches échanges artistiques, esthétiques et amicaux entre les peintres hollandais et français, du règne de Napoléon à l’orée du XXe siècle.

Dès le premier Empire, et surtout à partir de 1850, plus d’un millier de peintres hollandais quittent leur pays pour renouveler leur inspiration. Parmi eux, la quasi-totalité s’établit à Paris, inexorablement attirée par le dynamisme de sa vie artistique. Les peintres avaient là l’occasion de suivre un enseignement riche, de trouver des lieux d’exposition, d’y vendre leurs œuvres, ou simplement de nouer de nouveaux contacts. Ces séjours, plus ou moins longs, sont parfois le premier pas vers une installation définitive en France. Ils eurent en tout cas une influence décisive sur le développement de la peinture hollandaise, certains artistes comme Jacob Maris ou Breitner diffusant des idées nouvelles à leur retour en Hollande.

De la même manière, des artistes comme Jongkind ou Van Gogh apportèrent à leurs camarades français, des thèmes, des couleurs, des manières proches de la sensibilité néerlandaise, puisés dans la tradition du Siècle d’or hollandais que le public français redécouvre à cette période. Cent quinze oeuvres empruntées aux plus grands musées des Pays-Bas, mais aussi à d’autres musées européens et américains, jalonnent ce parcours retraçant un siècle de révolutions picturales.

Le parcours chronologique nous raconte ces liens qui se sont noués entre les artistes hollandais et leurs confères français, les influences, échanges et enrichissements mutuels à travers les figures de neuf peintres hollandais : Gérard van Spaendonck pour la fin du XVIIIe et Ary Scheffer pour la génération romantique ; Jacob Maris, Johan Jongkind et Frederik Kaemmerer pour le milieu du XIXe siècle et enfin, George Breitner, Vincent van Gogh, Kees van Dongen et Piet Mondrian pour la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle. Leurs oeuvres sont présentées aux côtés de celles d’artistes français contemporains comme Géricault, David, Corot, Millet, Boudin, Monet, anne, Signac, Braque, Picasso... afin d’établir des correspondances et comparaisons.De la tradition de la peinture de fleurs aux ruptures esthétiques de la modernité, l’exposition, organisée avec le musée Van Gogh d’Amsterdam, met en lumière les riches échanges artistiques, esthétiques et amicaux entre les peintres hollandais et français, du règne de Napoléon à l’orée du XXe siècle.

Le lieu se prête mieux aux expositions que le Grand Palais aux salles toujours bondées. Est présentée une grande variété de peintres hollandais ainsi que des peintres français pour faire le parallèle entre les artistes des deux pays.

Une heure de visite suffit pour parcourir la dizaine de salles où on peut admirer des œuvres très diverses dans d'excellentes conditions. On a du mal à imaginer ce que pouvait être l'attraction de Paris du début du XIXème au début du XXième siècle pour les artistes étrangers, et ici plus particulièrement les Hollandais.

Une sombre histoire de girafe

COMÉDIE de Magali Miniac, mise en scène de Nicolas Martinez, avec Emmanuelle Bougerol, Guillaume Clérice, Magali Miniac et Sébastien Pierre.
On a tous connu ce couple d’amis avec qui, dans l’idée, c’est super de partir en vacances. Dans l’idée... Quatre amis, dont un couple avec un bébé, ont loué une maison de vacances sous le soleil des Cévennes. Que fait-on quand il n’y a pas de piscine, pas d'ombre ? Où plonger, où couler, où se cacher ? Alors on appuie là où ça fait mal... Mais c'est forcément la faute du gosse ! Ils vont finir par oublier cette maison, les Cévennes et les vacances, pour finalement se retrouver à se dévoiler sans pudeur : les vérités fusent, la parano est à son paroxysme, les personnages sont dépassés.

Agréable surprise cette pièce tant sur le fond (le texte) que la forme (la mise en scène et les décors). Les personnages sont assez typés mais  chacun a vécu un jour les situations décrites dans la pièce. Les comédiens sont plutôt bons, on rit  et on sourit beaucoup.
14 bis, rue Sainte-Isaure
75018 PARIS
M° Jules Joffrin
Tél: 01 42 62 35 00
Web: www.theatredesbeliersparisiens.com
Jusqu'au 29/4: du Mardi au Samedi à 21h00, le Dimanche à 15h00.
Places à 32€. Durée 1h20.  

dimanche, février 18, 2018

Deux mensonges et une vérité

COMÉDIE de Sébastien Blanc et Nicolas Poiret, mise en scène de Jean-Luc Moreau, avec Lionnel Astier, Raphaëline Goupilleau, Frédéric Bouraly, Julien Kirsche, Esther Moreau et Philippe Maymat. 

Ne dites jamais à votre femme qu'elle ne vous surprend plus. Le soir de leur 27ème anniversaire de mariage, Philippe ne comprend pas que Catherine ne veuille pas admettre qu'au bout de tant d'années, ils ont la chance immense de ne plus pouvoir se surprendre. Pour lui prouver qu'il a raison, il lui propose un jeu. La règle est simple : chacun doit donner trois anecdotes le concernant, contenant deux mensonges et une vérité. Si Catherine trouve tout de suite la vérité de Philippe, lui, va vivre un enfer en essayant de découvrir celle de Catherine... Et ce n'est pas l'aide d’Édouard, son meilleur ami un peu gaffeur qui va lui faciliter la tâche.

Très bonne pièce, très bien écrite et remarquablement bien jouée. Les répliques fusent et sont toujours très drôles. Lionnel Astier fait un véritable show et ses duos avec Frédéric Bouraly ou Raphaëline Goupilleau qui joue sa femme sont efficaces et percutants de drôlerie.

De la grande comédie à ne pas rater.

6, rue de la Gaîté
75014 PARIS
M° Edgard Quinet / Gaîté
Tél: 01 43 35 32 31
Web: www.theatre-rive-gauche.com

Jusqu'au 15/5: du Mardi au Samedi à 21h00, le Dimanche à 15h00.
Places à 37€. Durée 1h30. 

samedi, février 17, 2018

La grande évasion

COMÉDIE de et avec Paul Séré, Booder et Wahid Bouzidi, mise en scène de Youssef Bouchikhi.
Pour obtenir une remise de peine, trois détenus que tout oppose, doivent monter une pièce de théâtre classique devant le ministre de la justice bientôt en visite dans leur prison. De répétitions foireuses en tentatives improbables, ils vont nouer une complicité joyeuse et délirante. De vannes en tirades, ils mettent en place un plan d’action pour échapper aux barreaux de leur quotidien et les voilà en route pour la grande évasion artistique… 
Une bonne grosse farce dans le milieu pénitencier avec un trio sur-dynamité. C'est drôle, pas vulgaire et joué par des comédiens très complices. On passe un très bon moment.

42, rue Fontaine
75009 PARIS
M° Blanche
Tél: 01 42 81 00 11
Web: www.comediedeparis.com
Jusqu'au 1/4: du Jeudi au Samedi à 19h30, le Dimanche à 16h00. Matinée le Samedi à 17h00.
Places à 32€. Durée 1h30.  

Julie Manet, la mémoire impressionniste

Musée Marmottan du 19 octobre 2021 au 20 mars 2022 Le musée Marmottan Monet organise la première exposition jamais consacrée à Julie Manet,...